09 juillet 2008
Un Canard pour Les Blondes
Surfant sur la vague de succès provoquée par la vente de leurs albums, Les éditions Soleil offrent à leur série Les Blondes leur propre magazine !
![]()
“Vous
savez pourquoi les hommes aiment les blagues sur les Blondes ? Parce
que celles-là, ils sont au moins sûrs de les comprendre !“ Cela explique peut-être le succès phénoménal des albums Les Blondes aux éditions Soleil. En tout cas, avec huit tomes à son actif et plus d’un million d’albums vendus en deux ans, on peut même affirmer que la maison toulonnaise s’est dégoté une vraie poule aux œufs d’or. Il
n’en fallait donc pas moins pour motiver l’éditeur à pondre un nouveau
projet autour des jeunes filles à la chevelure dorée et au QI
“ultra-sous-développé“. Il prendra, à partir du 11 juillet [1], la forme d’un mensuel et s’intitulera Le Canard des Blondes. Prévu en 16 pages, il contiendra en plus de gags sur
les blondes, d’autres extraits des séries humoristiques Made in Soleil
dont Les Cancres, La Colo, Comme des Bêtes, Les P’tits Diables, Les Ch’tis (...), mais également des jeux et autres chroniques. Tout cela sous une couverture inédite de Gaby et Dzack. Ce magazine, si le succès est au rendez-vous, devrait
développer un lectorat supplémentaire à sa série-mère et permettre aux
Blondes de faire définitivement exploser le box-office des ventes de la
bande dessinée. Maintenant est-ce que ce projet commercial et la
réussite de cette bande dessinée d’humour apporteront quelque chose à
la bande dessinée ? Libre à chacun d’en penser ce qu’il veut !![]()
03 juillet 2008
Bienvenue a Boboland
Albums
timbrés - 150 exemplaires -Architectes d'intérieur, intellos bavards,
vieilles psys, stars de la télé, humanitaires, pas un bobo n'échappe au
portrait à l'acide brossé par Dupuy et Berberian.
Grand Prix d'Angoulême 2008.
SuperDupont Pourchasse l'Ignoble
Horreur !
De noir vêtu, grimaçant sous le masque, piétinant notre sol tel un vil
paillasson, c'est l'Etranger qui souille la veuve et la syntaxe !
L'Etranger ! Cette putride défécation ! Francais ! c'est l'Etranger qui
passe !
Mais voici qu'arrivant du bout de l'horizon, au secours de
la grammaire et de l'orphelin, rapide comme l'express, preste comme le
son. Quelle est cette silhouette volant là-bas au loin ? C'est lui,
SuperDupont qui passe !


Les Puceaux T1 - Par Chammas et Nicolin-Edition Bamboo
À
l’approche des grandes chaleurs, les éditions Bamboo délaissent les
catégories professionnelles pour s’intéresser à d’autres fondus …les
puceaux !
Surfant sur
les vannes ados et les jeux de mots boutonneux, Chammas et Nicolin ont
décidé de nous décrire par le menu les tribulations de deux teen-agers
apparemment perturbés par de sérieuses poussées hormonales. Jo et
Kinchouka deux adolescents obsédés (forcément !), naïfs et
inexpérimentés(évidemment !) n’ont qu’une préoccupation : rencontrer
des filles, les séduire et … mais vous aviez déjà compris !
Japan Expo 9ème Impact : Go Nagaï et le miracle Goldorak
Les clichés ont la vie dure. Une certaine propagande anti-dessins animés japonais des années 80
avait diabolisé Goldorak en stigmatisant sa violence, son animation
« minimale », et ses scénarios « simplistes ». Premier grand succès du
dessin animé japonais en France, la création de Go Nagaï, une série
télévisée de 74 épisodes de 26 minutes produite par Toeï animation en
1975, arrivée sur les écrans de Récré A2 (Antenne 2) le 3 juillet 1978
et souvent rediffusée depuis, est devenue un symbole au point qu’il
prête ses atours aux « Nagmas » envahisseurs d’Astérix. Pourtant l’apport de Go Nagaï à son époque ne se limite
pas à ce super-robot devenu monstre sacré qui surfait alors sur la
vague des mechas (pour mechaniks), ces grands robots articulés pilotés mentalement par des héros. Cet ancien assistant de Shôtarô Ishinomori, l’auteur de Cyborg 009,
est l’un des premiers auteurs de l’archipel à instiller dans ses récits
une touche plus adulte. Au point de faire scandale en 1968 avec Harenchi Gakuen (Shueisha, 1968) pour avoir osé aborder un discret érotisme dans une aventure se passant dans un lycée. Les ligues de vertu se déchaînèrent. Malgré lui, Go
Nagaï devient la coqueluche des émissions de société à la télévision.
Le magazine Shônen Jump qui vient de se lancer bondit à un million d’exemplaires par semaine. Go Nagaï devient super-bankable et il ne manquera pas de saisir cette opportunité : en 1969, il fonde sa propre société avec ses frères, Dynamic Visions. Sans
éditeur conservateur pour lui servir de tutelle, Go Nagaï en donne pour
leur argent aux pères-la-pudeur : histoires sanguinolentes de vampires,
Magical girls érotisées, thrillers haletants,… Go Nagaï en
produit en coulée continue. Il a découvert la pierre philosophale du
succès. La plupart de ses créations sont adaptées au cinéma ou à la
télévision. À la tête d’un studio, l’enfant fragile aux nuits agitées,
né en 1945 un mois après l’explosion de la Bombe, a réussi à bâtir une
œuvre avec ses pires cauchemars. Il est présent à Japan Expo cette semaine. Ne manquez pas de venir voir le phénomène.

